12.11.2009

Un point sur le cours UE1

La thèse de ce cours : l’éthique de l’action – complexe par nature et donc dialogique - n’est pas séparable de l’expérience humaine qu’elle éclaire et ne peut s’entendre dissociée de sa pratique active. En retour l’action façonne, contribue - chemin faisant - à construire cette éthique en acte ; i.e. une mise à distance, une réflexion vis-à-vis de l’éprouvé, de l’expérience de « ce qui vaut pour l’action contextuelle » ; de « l’action qu’il convient dans tel contexte »

L’enjeu de la thèse : ne plus séparer pragmatique (action) – épistémique (construction des connaissances) – éthique (le sens, les fins, ce qui vaut)

Dans la première partie du cours, en discutant les approches cognitivistes « classiques » et en nous appuyant sur les paradigmes alternatifs des sciences de la cognition et de l’action, nous avons tenté de justifier l’hypothèse forte que connaitre/juger est une activité pratique qui s’inscrit dans une dynamique d’action et d’interactions socialement situées et d’en conclure que les connaissances sont essentiellement concrètes, incarnées, vécues.

Nous poursuivons le cours par :

1. Les grandes orientations philosophiques de ces approches

Les modélisations présentées ci-dessus invitent à substituer au modèle de l’action s’effectuant sous le contrôle de représentations mentales, des approches dont l’inspiration ontologique est autre. Elles font perdre au sujet connaissant son statut de penseur – ou de décideur - solitaire tel que l’a présenté Descartes, pour l’insérer dans un environnement où il est à la fois sujet et producteur de connaissance de manière située et datée. Les alternatives proposées s’inspirent du pragmatisme, de la phénoménologie, de l’ethnométhodologie, …. et bien que très diverses, ces philosophies – ou ces postures - ont en commun de s’éloigner du positivisme nous évoquerons ceci en envisageant les épistémologies constructivistes

2. La Mise en perspectives des principales théorisations sur l’activité : Le prisme de l’activité et les modélisations de l’expérience

Un constat à expliquer : ces différentes approches n'ont pas le même point de vue

Sur l'action et ne font pas la même part au statut de la connaissance par rapport à l'action, aux médiations symboliques (cognition) et techniques

Ne donnent pas la même place au point de vue de l'acteur et ne posent pas nécessairement la question du sujet de l'action.

Certaines sont plus externes, descriptives, s'intéressent au « comment ça marche », les autres ont une visée plus compréhensive, d'autres encore sont délibérément développementales.

Ont des visées transformatives de nature différente : certains sont orientés vers l'amélioration des technologies et de leurs usages, l'amélioration des performances des organisations, tandis que d'autres visent au développement des personnes et des pratiques collectives.

3. Le paradigme de la complexité

Les approches analytiques classiques trouvent leurs limites en raison de leur simplification excessive des modalités d’interaction homme - contexte, de l’importance qu’elles accordent à la méta – description et non au fonctionnement, à la discrétisation de variables continues, ...

Nous envisagerons donc les aspects généraux du paradigme de la complexité, les notions essentielles et leurs usages en particulier en examinant les questions liées à la modélisation en sciences

4. Pour information et lectures l’adresse des sites d’autres cours liées aux questions de l’UE1

M2 ingénierie de formation 2010 : http://philippefleurance.hautetfort.com/

M2 entrainement 2010 : http://pfleurance.hautetfort.com/

Agrégation EPS : http://philippefleuranceagregation.hautetfort.com/

Préparation mentale : http://preparation-mentale-pfleurance.hautetfort.com/

Manager sport : http://formationmanager.hautetfort.com/

M1 UE 1 : http://diplomepfleurance.hautetfort.com/

 

03.10.2009

Pourquoi poser la question de l'éthique/des valeurs dans l'intervention et en faire un fil directeur du cours ?

1. Parce que les savoirs abstraits – rationnels - ont éludés la question. Entraîner, former s’est ainsi souvent réduit à des questions procédurales relevant essentiellement du « comment ? » en se fondant sur le présupposé que les bons moyens – la « bonne théorie » ne pouvaient que mener aux bonnes fins. Le – présumé - scientifiquement vrai serait ainsi présumé moralement bon ; c’est la thèse implicitement tenue.

2. Parce que normes et renormalisation sont constitutifs de l'activité qui « advient » constamment dans un débat de normes. La norme, essentiellement comprise dans sa dimension intersubjective et collective, est souvent restée impensée par les intervenants considérant « le programme » ou « le référentiel » comme une commande ou une prescription normative qui s'exerce en direction de leur travail. L’action dans ses différents contextes, s’appuie certes sur des connaissances et des compétences mais aussi sur un débat permanent sur les valeurs i.e. « ce qui vaut, ce qui est important » et sur les normes « ce qui doit être ». Ce sont toujours les valeurs qui médiatisent la relation entre l’activité et les savoirs.

3. D'où c'est l'action/l’activité (et non le jugement moral sur l’action) qui est « juste » parce qu'elle « convient » en tant que faire face  immédiat dans des « micro-mondes » récurrents.

4. Il faut donc étudier l'activité/l’action dans un cadre autre que le sens commun (i.e. il faut penser – élaborer un plan pour agir) et envisager les approches alternatives qui permettent de voir autrement les rapports cognition - action

5. Nous focalisons donc sur une vue des choses « en acte » car tout est lié  « action-cognition-valeurs » (et non disjoints comme on le pense ordinairement) mais il faut l’argumenter et donner de la consistance à ces idées à travers des études et des données empiriques

23.09.2009

Dates des interventions UE 1

Semaine 39 : P. Fleurance le lundi de 8h à 12h.

Semaine 40 : P. Fleurance le lundi de 8h à 12h.

Semaine 41 : S. Perez : lundi de 8h à 12h ; TD : Compte rendu d’études ayant pour objet l’analyse des situations d’entraînement et du contexte d’intervention

Semaine 42 :  P. Fleurance le lundi de 8h à 10h

Semaine 43 : J.F Robin : le lundi de 8h à 12h ; TD : Conceptions de l’intervention, théories de l’action et didactique.

Semaine 46 :  P. Fleurance le lundi de 8h à 12h

Semaine 47 :  P. Fleurance le lundi de 8h à 10h

Semaine 48 : Y. Lemonie le lundi de 8h à 12h : TD : D’un discours centré sur la tâche à un discours valorisant la situation, quels changements dans la conception et le contrôle de l’action ?

Semaine 48 : P. Fleurance le vendredi de 8h à 12h

Semaine 49 : P. Fleurance le lundi de 8h à 12h

Semaine 50 : P. Fleurance le lundi de 8h à 12h

Semaine 50 : P. Fleurance le vendredi de 8h à 12h